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POSSESSION - BY ME...

La suite d'Hésitation, écrite par Sweet Pepper.
A chaques fois que je me connecte sur Skyrock et que je vois vos com's, ça me donne sérieusement envie d'écrire. Merci pour votre soutient et vos encouragements. Je réponds à tout les commentaires. Petite note : Si tu es jacobienne, je te conseille sincéremment de ne pas lire cette fanfic qui suit Hésitation. Pour me joindre : Xx-Possession-Twilight@Live.fr


[ Ton avis sur ma fanfic ? ]
# Posté le dimanche 16 décembre 2007 06:36
Modifié le vendredi 18 juillet 2008 03:32

___ PROLOGUE ___

*PROLOGUE POSSESSION
BELLA'S SACRIFICE...
FOR EDWARD.

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.La soif était un sentiment inconnu, horrifiant, qui me dévorait. Elle nous fesait pleinement remarquer à quel point nous, les vampires, étions incontrôlables, et dangeureux. Nous ne pouvions pas connaître les humains - ignorants, ils attendaient de nous un ennemi, un ami, un confident ou un amour. Et nous, avec gourmandise, nous n'envions que leur sang qui de maniére insolente coulait dans leur veine, comme pour nous défier. Voilà pourquoi les vampires ne pouvaient fréquenter les humains, les deux souffraient, l'un de la peur et l'autre de la soif. C'était ce qui m'avait fasciné à l'époque où moi-même j'étais une humaine : je n'avais jamais eu peur d'Edward. C'est ce qui avait rendu notre histoire belle, merveilleuse, magique même : l'alliance de deux natures contradictoires..tre histoire belle.,
Par amour, pour qu'Edward n'est plus à mon égard ce sentiment de culpabilité, pour qu'il n'est plus à se contenir en ma présence, je devenais comme lui, j'acceptais ce sacrifice et ses conséquences. Pour qu'il ne souffre plus, j'étais alors prête à traverser ce que lui avait vécu, et combattre la soif.u'il ne souffre plus, j'étais alors prête à traverser ce que lui avai..
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PROLOGUE POSSESSION
BELLA'S SACRIFICE...
FOR EDWARD.*

SWEET PEPPER ©
# Posté le dimanche 16 décembre 2007 08:27
Modifié le vendredi 18 juillet 2008 03:36

__CHAPITRE 1 - ALLIANCES__

__CHAPITRE 1 - ALLIANCES__
__Je retenais mon souffle quand Alice réajusta le corset de ma robe. Une fois qu'elle eut ter - miné, je laissais échappé un soupire de soulagement, ce qui la fit lever comiquement les yeux aux ciel. Je me déplaçais jusqu'au miroir, cachant ma stupéfaction. Mes cheveux étaient relevés, laissant retombés quelques mèches ondulées sur mon visage encadré d'un voile blanc... Mais mes basquets juraient avec ma robe si fine. J'étais presque méconnaissable.
Si certaines personnes auraient doutés d'elle-même en me voyant ainsi figée en prenant cela pour de la déception, pas Alice. Elle affichait un air satisfait, fière du résultat, ses yeux pétillants de malice.
__– Ca te plaît, devina-t-elle, aux anges.
Elle avait tellement insisté pour s'occuper du mariage. J'avais au début été réticente, à cause de sa manie de toujours en faire trop. Maintenant, c'est vrai que j'appréciais énormément d'avoir accepter... Tant qu'elle n'en rajoutait pas. Quoique, il était déjà trop tard de toute manière, pensée qui me rassura : dans un quart d'heure, je serais Isabella Marie Cullen - bien que Charlie ait tenté maint dissuasions pour m'en empêcher, il avait essayé de me convaincre que j'étais trop jeune, mais rien n'y avait fait.
__Ma belle-soeur m'enlaçait tendrement, faisant apparaître un sourire apaisé sur mes lèvres. Je rejoignais sa famille, et prochainement son clan. Je fus surprise qu'Alice se rut soudainement sur la porte pour la bloquer, et criant des paroles – des reproches apparemment - si rapidement que j'en comprenait à peine le sens. Mais je ne tardais pas à les déchiffrer. Derrière la porte, je devinais la silhouette d'Edward.
__– Alice, soupirais-je. Même si Edward me voit, qu'est-ce que sa changera ?
__Cette dernière, offensée, me fusilla du regard et cette réaction fit rire mon fiancé, amusé. Je jetais un coup d'oeil à la pendule. Ma chère demoiselle d'honneur n'était toujours pas prête. Ce n'était pas moi que sa dérangeait, mais elle me ferait une crise si je manquait de lui rappeler... Elle céda.
__– Je vais me préparer, mais si Edward te voit dans cette tenue, je le saurais, et vous passerez un sal quart d'heure.
__Je souriais, et m'approchais de la porte. J'entendais son souffle, puis un frottement... Il s'était accroupi. Je l'imitais.
__- Tu es nerveuse ?
__- Non.
__Mon propre calme m'étonna. Pourtant, j'avais toutes les raisons du monde d'être inquiète ; j'étais aussi chanceuse que les miettes de pains du Petit Poucet, maladroite comme un aveugle à qui on aurait coupé les deux jambes. Dieu savait ce qu'il pouvait arriver. Que je méprenne les pieds dans la traîne alors que je me dirige vers l'hôtel, que d'affolement je bafouille un non au lieu d'un oui... Ou qu'un vampire arrive à ce moment et me kidnappe.
__Ma réponse fit rire Edward.
__- Menteuse, souffla-t-il. Ton coeur palpite comme les ailes d'un colibri, je le sens même à travers la porte.
__Passant sa main dans l'entrebâillement, il caressa avec douceur mes doigts. J'aurais aimé pouvoir me jeter dans ses bras, mais ma chère belle-soeur piquerait sûrement une crise... Je jugeais ainsi plus prudent d'attendre mon heure comme il se devait.
__- Peut-être, admis-je.
__Le plus beau jour de ma vie, parait-il. Je resterais avec lui pour toujours, il était ma vie, il le savait. Moi qui n'avais pas voulu l'épouser au début... Maintenant, je me l'étais promis à moi-même, peut m'importer ce qui menacer mon mariage, je ne reculerais devant rien. Malchance, maladresse ou vampire.
__Ou loup-garou.
__J'étais certes attristée de ne pas les revoir, mais au fond, c'était mieux. D'abord parcequ'il valait mieux qu'ils ne se retrouvent pas dans la même pièce que des vampires, et ensuite parceque ça blesserait Jacob. Finalement, j'avais pu faire le point sur le fait de l'avoir aimé, et j'en étais venue à la conclusion qu'il était un frère pour moi. Avec les dangers que l'on avait traversé avec Edward, j'avais eu un sentiment d'abandon, un besoin de réconfort... Mais rien n'était de la faute de mon amoureux, même si celui-ci avait la mauvaise manie de toujours tout prendre sur son dos. C'était la mienne. Je les avais tout les deux blesser... Mais aujourd'hui, c'était fini. J'avais réussi à faire le tri de mes sentiments et des choses que j'avais à faire, et celles que je voulais faire. Et elles concernées toutes Edward.
__Alice revint dans une robe bleu ciel superbe, une fausse rose de la même couleur coincée derrière l'oreille, m'adressant un sourire que je lui rendis. Elle sortit d'une petite boîte une paire de chaussure. Les talons n'étaient pas hauts, je ne risquais pas de me ramasser, et elles étaient très élégantes. Edward, lui, filait. Je sentis à travers l'entrebâillement son haleine fraîche et sucrée, je devinais son sourire en coin auquel je ne résistais pas.
__– A toute suite, mon amour, glissa-t-il d'une voix veloutée.
Lorsque je fus enfin prête, que le voile était bien ajusté, Alice m'enlaça de nouveaux. Elle était comme une soeur pour moi - ma meilleure amie. C'était grâce à elle que j'avais retrouvé Edward et que nous l'avions empêché de faire une erreur, et qu'aujourd'hui son jour était si beau, que tout était si parfait. Elle m'avait toujours encouragé, et maintenant encore elle le faisait.
__– Il fait vraiment beau.
__J'hochais la tête, un temps pareille à Forks, ce n'était pas tout les jours. Heureusement, prévoyante, elle avait mit à disposition une véranda blanche en toile pour garder une zone d'ombre. L'herbe était verdoyante, et faisait ressortir les siéges blanc, la table blanche, le tapis blanc. Enfin, je prenais mon bouquet de fleurs, le traditionnel aux roses rouges perlées et une fois de plus blanches, et ferma les yeux un moment.
Je crois qu'à partir de ce moment-ci, tout se passa assez rapidement. Les coups d'oeils chaleureux, les sourires. Angela qui me fit un coucou, Charlie qui de manière désespéré tenté de rester tranquille, Mike qui lui essayait de garder le sourire, et Billy qui me salua poliment en me souhaitant beaucoup de bonheur. En l'apercevant, j'avais deviné que c'était mon père qui l'avait invité, car il n'était pas accompagné de Jacob. Jasper, qui avait toujours pris soin de rester prudent avec moi, me fit la bise avec un sourire. Même Rosalie avait l'air un peu plus détendu - elle prit ma main en souriant, je ne pus que lui rendre ce sourire. Esmé me serra dans ses bras, ce geste maternel qui me fit presque larmoyer. Carlisle l'imita.
__– Isabella Marie Swan, promettez-vous de l'aimer, de le chérir, le soutenir jusqu'à la fin ?
__Aussi loin que soit la fin, je répondais oui.



SWEET PEPPER ©
# Posté le lundi 17 décembre 2007 03:08
Modifié le lundi 21 juillet 2008 05:42

CHAPITRE 2 - TRANSFORMATION

__Bella ? Bella, réveille-toi.
__J'ouvrais les yeux, ma tête appuyée contre son épaule, Edward passait sa main dans mes cheveux. Je retenais un bâillement, et me redressais. Notre voiture se garait, j'en conclus que nous étions arrivés en Alaska. Charlie avait au début assez mal pris la nouvelle de notre déménagement, puis avait fini par l'accepter – qu'aurait-il pu faire d'autres ? Je n'aurais pas changer d'avis – et Renée elle m'avait tout bonnement encouragée. Quand à Jacob, à qui j'annonçais mon départ quelques jours plutôt, n'avait pas relevé et m'avais simplement souhaité d'être heureuse, avant de s'enfuir dans les bois. J'avais une dernière fois vu sa silhouette, mais j'avais été soulagée qu'il ne tente de me retenir.
__Nous descendions de la voiture. On était à mi-chemin de notre nouvelle demeure, et nous faisions une halte devant un fast-food, car j'avais besoin de manger. Gênée d'être la cause de l'arrêt du voyage, j'avais tenté de les convaincre que mon estomac pouvait attendre ; mais dans la mesure où ce dernier avait gargouillé après mes fausses paroles, je n'avais pu les convaincre. Edward m'accompagnait tandis que les membres de sa famille nous attendaient dans le véhicule. À peine j'eu franchis la porte, j'aperçus une femme accoudée au bar. Sa pâleur, cette beauté naturelle qu'elle dégageait, me stoppa. Cette mine de tristesse sur son visage, je devinais qu'elle ne pouvait pleurer. Mon amoureux me donna raison lorsqu'il dit à voix basse, pour lui-même :
__– C'est l'une des nôtres.
__Elle dut entendre, car elle se tourna rapidement vers nous. Elle fixa un petit moment nos mains enlacées et me dévisagea ensuite, sans haine, ce qui me surpris quelques peu. Nous nous dirigeons vers le comptoir, et j'ignora le faite qu'Edward évita de passer sous le regard de la femme. Je me mordais la lèvre inférieure, incapable d'ignorer d'abord qu'il y ait un autre vampire ici, et qu'ensuite elle ait l'air si mélancolique. J'entendis de nouveaux mon mari chuchotait « La pauvre. »
__Lorsque nous sortions, je sentais sa hâte de quitter l'endroit. Une fois que nous étions installés dans le véhicule, je fermais directement les yeux, m'installa confortablement contre lui, me rendormant presque. Mais un sujet de conversation soudain me tenu éveillé. Ma transformation. Les Cullen me croyaient paisiblement endormie et en discutaient.
__– Demain alors, disait Alice, d'un ton qui me parut étrangement enjoué. Je trouve sa bien que Bella devienne comme nous, non ?
__– Mm, répondait froidement Edward, dont je n'attendais pas moins.
__Je sentais que la discussion ne serait que trop longue et un peu trop vive à mon goût. Faisant mine de me réveiller, j'étouffais un bâillement, je prenais sa manche. Je ne pense pas les avoir tromper, du moins mon amoureux qui semblait préoccupé. Je me sentis coupable, et ne sut comment réagir. Je caressais le contour de ses lèvres parfaites, sans le quitter du regard. Lorsque ses yeux or se tournaient vers moi, je m'empourprais, me sentant sotte que mon c½ur s'emballe pour aussi peu. Il fallait hélas s'en habituer en compagnie d'Edward. Il passa ses mains sur ses joues, et en un souffle, murmura :
__– Ces joues qui ne rougiront plus.
__Il soupira. Je fronçais les sourcils. Parti comme sa, ma transformation attendrait encore longtemps, rien qui ne me plaise. J'ouvrais la bouche, cherchant les mots pour le rassurer de ma sécurité, mais finalement, je me tus, incapable de trouver ceux qui conviendraient. Alice avait dit demain, je l'avais entendu. Il tiendrait forcément parole. Il leur avait dit... Ce n'était malheureusement pas une garantie.
Lorsque nous arrivons enfin, malgrés ma fatigue, je contemplais la maison. Les pièces étaient grandes, de couleurs chaleureuses et agréables. La grande cheminée de marbre qui trônait dans le salon était ornée d'une plante, un lustre éclairait le canapé de cuir noir sur lequel s'affala Alice en me souriant. Je m'assis, la larme à l'oeil à force de résister contre le sommeil. Edward rigola et me souleva. Je ne protestais pas, devinant qu'il m'emmenait dans la chambre. Je passais mes mains derrière sa nuque et enfouis ma tête dans son épaule, fermant les yeux, à l'aise. Je le sentis remonter la couette jusqu'à mon menton avant qu'il ne pose délicatement ses lèvres sur les miennes, tandis que ses bras caressaient mon dos. Je relevais la tête vers lui.
__– Demain, soufflais-je.
__À ma grande surprise, il sourit. Son sourire en coin auquel je ne pouvais résister – toutes tentatives de résistances étaient, j'avais fini par le comprendre, inutiles. Il hocha la tête en m'ordonnant de dormir. Je n'eus pas de mal à lui obéir, ne me doutant pas que la nuit serait plus mouvementée que ce que j'aurais cru. Parceque Jacob était à côté de moi.
__Je compris rapidement que c'était un rêve, car Edward et lui se dévisageaient longuement, sans agressivité ni menaces, avant que cette fille que l'on avait aperçue au bar ne s'approche. Elle s'approchait de Jacob, le fit se pencher vers elle, et approcha ses lèvres de son cou. Et lui, il ne bronchait pas. Je criais, mais rien. La pluie se mit à tomber. Maintenant, j'étais seule. J'avais un goût amer dans la gorge – un goût que je ne mis pas beaucoup de temps à identifier. Du coin de mes lèvres je sentais couler une goutte de sang, du sang qui caressait ma gencive. Je tombais au sol, me prenant la tête entre les mains. Quand je relevais la tête, le décor avait de nouveau changé. Tout était noir, absolument tout. Une main surgit soudain de l'ombre, me proposant son aide. La pâleur de cette peau me fit comprendre que j'avais affaire à un vampire, je ne sais pas si c'est parceque je rêvais, mais je ne parvint à deviner à qui elle appartenait. Il y avait trop de possibilités : la fille au bar, l'un des Cullen, ou une idée qui m'horrifier étrangement – Edward. Je n'avais jamais eu peur de lui, et la seule chose qui me terrifiait était justement qu'il m'effraye. C'était tout bonnement inconcevable, ce n'était même pas le cas.
__Je me réveillais dans un hurlement, et me serrait contre son torse de pierre. Surpris, il m'enlaça. Je soupirais, comme soulagée – en effet, je n'avais pas peur. J'aperçus de là le radio-réveil, qui annonçait déjà quatorze heures moins quart. Mon mari tenta de ne pas afficher sa mine presque réjouie.
__– Tu n'es pas prête.
__– Si, parfaitement, ripostais-je.
__– Alors ce cauchemar ne portait pas sur ta transformation ?
__– Non. Jacob se faisait tuer.
__Je devinais ses pensées qui étaient claires comme de l'eau de roche – Tu oses appeler ça un cauchemar, Bella ? Mais il m'épargna cette réplique, soupirant, de toute évidence contrarié que je ne sois pas morte de peur. J'ignorais cette mine de défaite.
__– Alors ? Quand ?
__– Quand quoi ?
__– Tu sais bien, Edward.
__– Pardon Bella de te faire endurer sa. Je m'en veux de t'aimer en sachant que je te fais souffrir.
__Quel idiot était-il de penser ainsi. Il était la meilleure chose qu'il ne me soit jamais arrivé. Qu'il m'aime était justement ma source de bonheur. Je plongeais dans ses iris dorés. Nous restons ainsi un long moment, les mains enlacées, sans nous quitter des yeux. Que voyais-je exactement dans les siens ? Je ne savais pas vraiment. C'était un mélange de doute et d'assurance, d'hésitations. Son visage s'approcha du mien avec douceur. Son odeur m'enivrait, je la humais pleinement. Sa main fourragea mes cheveux et il me coucha, toujours sur moi. Cette main froide, brûlante au contact de ma peau, ses yeux or fixés sur moi, à la Foix vides et dévorants. Je me rendais compte que maintenant, tout commençait. La voix d'Edward.
__Du sang. Qui saigne ?
__Ah oui, moi. Ma gorge me fait mal, j'ai une sensation de brûlure, la douleur est aigue... Comment est-ce que sa se fait ? J'aimerais hurler pour libérer ma poitrine, pour enfin respirer, mais aucun songe ne sort, ma voix est comme prisonnière. Je n'ai jamais eu mal comme sa. Qu'est-ce qui incendie ma gorge ainsi ?
__C'est la soif.



SWEET PEPPER ©
# Posté le jeudi 20 décembre 2007 07:07
Modifié le lundi 21 juillet 2008 05:45

CHAPITRE 3 - DEUX MOIS

__Je me retournais lorsqu'on m'interpella, et je souris. Edward me prit la main, et pour la énième fois de la matinée me demanda comment je survivais. C'était ma première journée à la fac, et j'étais assez fière de ma résistance en dépit des élèves qui me bousculer – bien qu'ils essayent souvent d'éviter de nous heurter, nous les Cullen. Mon amoureux était contraint de me posait des questions, il ne pouvait toujours pas lire dans mon esprit.
__Mes deux derniers mois avaient été très durs. Je n'avais aucuns souvenirs de ma morsure, mais Alice m'avait, après que je l'ai harcelé, expliqué que j'avais attaqué Edward. Ce qui expliquait la cicatrice en forme de demi-lune au creux de son cou. Il avait essayé de me le cacher, ce que j'avais au début très mal pris. Maintenant, j'arrivais à me contrôler... plus ou moins – exploit selon les autres, mais Carlisle expliquait cela par le fait que j'avais moi-même choisit d'être vampire.
__Pourtant mon physique n'avait pas beaucoup changé, ma situation non plus. Mes cheveux avaient poussé et leur couleur avait pris un agréable reflet roux. Ma peau avait une légère froideur, et mes yeux habituellement noirs étaient teintés de dorés, pas complètement, juste une lueur.
__J'étais complètement inexpérimentée, j'avais une force et une adresse nouvelle, que je ne savais pas doser... C'était quelques part un avantage, personne ne risquait de remarquer que j'étais un vampire, vu que j'étais toujours aussi maladroite, j'avais toujours besoin d'avoir Edward à mes côtés.
__– Tu m'épates, répétait ce dernier. Alice m'avait bien dit qu'il ne se passerait rien, mais j'avais du mal à y croire ! Tu n'as encore tué personne.
__Je toussotais d'un air faussement vexé lorsque sa s½ur nous rejoint, tout sourire, en me tapotant l'épaule, ce que je pris comme geste de félicitations – je fus incapable d'en cacher ma fierté.
__– Tu n'as pas encore développer de pouvoir, dit-elle avec sûreté. Sa m'intrigue, je me demande ce que...
__– Alice, coupais-je avec empressement en prenant mes cours. Je serais peut-être un vampire normal, comme Rosalie ou Emmett...
__– Non, non, s'obstina-t-elle en levant les yeux aux ciel, faisant un geste de la main, comme pour balayer ma supposition qui lui paraissait absurde, ce qui sembla amuser énormément Edward, que je fusillais du regard. Il est évident que tu vas développer un don, poursuivait-elle sans tenir compte de ma mou réticente. Aro lui-même en est convaincu ! Lorsque tu étais humaine, aucuns pouvoirs de vampires ne t'atteignait, alors je me demande si ta défense spirituelle va...
__L'ignorant, je me dirigeais vers ma salle de cour, accompagnée par mon mari qui prit ma main. Si j'avais encore pu, j'aurais rougi. Mais je resserrais l'étreinte de nos doigts enlacés, ce qui eut le don de déclancher chez les élèves autours de nous des murmures que je percevais clairement. Certains étaient flatteurs, mais d'autres plutôt irritable, et je me retenais de me retourner pour jeter un regard noir aux bécasses derrière nous qui à présent riaient méchamment.


__Le soir, en revenant, je m'asseyais directement, saisissant ma gorge. Petty O'maley était sans doute plus malchanceuse que moi, aucun doutes là-dessus, pour se couper le doigt avec sa feuille lorsqu'il y avait deux vampires dont une nouveau-née dans sa salle de cours.
__Maintenant, je savais. J'avais pleinement conscience de ce que j'étais devenue. Je n'avais peut-être pas réalisé, car je n'avais eu ce sentiment de besoin qu'une seule fois à ma transformation – la soif, mais le sang ne suffisait pas, il fallait celui d'humains. La scène avait été rapide, pas violente, car mon amoureux avait été là et Alice avait fait irruption dans la pièce, m'étreignant avec force pour me retenir de poser mon regard sur la friandise. J'avais eu le temps de me lever frénétiquement vers elle, les yeux dévorés par la gourmandise, fixés sur le liquide rouge et acide qui me faisait tant envie. Edward m'avait saisi le bras avec une douceur ferme, et avait déclaré au professeur que je n'avais pas pris mes médicaments. J'avais voulu pleurer, verser des larmes pleines de haine qui aurait rendu mon visage humide, teintant mon visage d'un rose vif qui aurait représenté cette colère envers moi-même. Mais ma peau avait pâlit, j'avais ouvert la bouche pour laisser échapper un cris, seul un faible murmure s'en était allé. Recroquevillée sur moi-même, je gardais cette expression de douleur, une douleur invisible que j'essayais d'esquiver, pas d'affronter.
__Alors, j'aurais voulu avoir mal au c½ur, comme pour me convaincre que j'en avais bien un. C'est également à ce moment-ci que j'ai sentie la froideur de ma propre peau, qui m'avait auparavant simplement semblé tiède. Mes mains tremblantes sur mes joues, le bout de mes doigts agrippant ma mâchoire, à genoux devant ce que je ne pouvais fuir – moi.
__Le cuir noir du fauteuil contre ma peau de marbre, je tournais les yeux vers Edward qui me souriait tristement. Je ne voulais pas qu'il culpabilise, je me levais et attrapait vivement son col.
__– Pardon, je n'ai pas réussi à...
__– Pourquoi est-ce toi qui t'excuse ? s'emporta-t-il. C'est à cause de moi que tu as subi ça. Tu as souffert ! Sais-tu comme j'avais mal de te voir dans cet état par ma faute ?
__– Ce n'est pas ta faute Edward, me bornais-je. Sa me passera, tu m'avais prévenu que sa serait dur, et trop sûre de moi, je n'ai pas vu le danger venir. Je n'ai pas été assez prévenante, ni...
__– Tais-toi.
__– Si tu veux me faire taire, embrasse-moi, répliquais-je sur le ton d'un défi.
__Avec délice, je sentais ses lèvres se collaient aux miennes, ses mains fourrageaient mes cheveux, et me sentais glissé à nouveau dans le fauteuil, mes mains posées avidement sur ses omoplates. Plus rien n'aurait su m'atteindre si ce n'était l'amour dans ses yeux que je ne méritais pas. En acceptant de devenir sa femme, lui avais-je vraiment fait honneur après ce qui s'étais passé aujourd'hui ? Les souvenirs que j'avais de lui, ce visage qu'il avait contraint de ne pas pouvoir m'approcher plus quand j'étais humaine, me revenaient. Il ne m'avait jamais sauté dessus, profitant de la moindre occasion qui se serait présentée pour me mordre.
__Jamais.
__Depuis ma transformation, je n'avais vécue sa qu'une fois, et sa avait été lui qui en avait fait les frais. J'avais maintenant deux mois, et je refusais qu'une nouvelle fois une vie soit mise en péril par ma faute – bien qu'il prétende que ce fut la sienne. Il n'était plus question que je sois un irresponsable vampire, maintenant que je savais de quoi j'étais capable, je saurais éviter ce genre de problèmes, voilà ce dont je réussis à me convaincre. Une fois de plus, je n'arrivais à mesurer mon amour pour Edward.


__Le lendemain, profitant du week-end, nous allions faire un tour dans la forêt. J'avais proposé sa, car chose que je tentais de cacher bien que je fus sûre qu'il l'avait percé je voulais trouver une clairière qui aurait ressembler à la nôtre, à Forks, la première fois où il m'avait fait une démonstration. Cette scène incroyable où il avait étincelé au soleil... Même si maintenant le soleil aurait les mêmes effets sur moi, je doutais d'être aussi belle et fascinante que lui – évidemment, c'était toujours le même drame de la pucelle et de l'ange, même maintenant, je ressentais sa. Alors que main dans la main nous évitions les racines à terre, il releva la tête soudain, geste que je ne tardais à imiter. Cette femme était comme nous, et je la reconnu, malgré tout ce temps – deux mois et quelques jours.
__Ces cheveux noirs, ses yeux reflétant un éclat d'innocence jurant avec sa nature qui maintenant posaient sur nous. Elle avait l'air d'une enfant, en dépit de sa vingtaine assurément passée et sa grande taille qui rappelait la carrure d'un mannequin. La dernière fois que je l'avais entrevue, c'était dans un fast-food, elle n'avait été qu'un pauvre vampire dévoré par la douleur, apparemment quittée de celui qu'elle aimait. Edward avait lu ses pensées et avait semblé désolé.
__Elle s'approcha de nous d'une démarche gracieuse mais raide, droite, nous regardant comme si l'on était des connaissances qu'elle n'avait plus vues depuis longtemps. Je me demandais quel danger, quelle menace, se cachaient derrière son air candide et ce visage vierge de toutes mauvaises intentions. Elle entrouvrit les lèvres d'un rouge naturel qui n'était pas marqué de maquillage, pour parler, mais se tut. Sa peau blanchâtre était sans une imperfection – bien sûr.
__C'est là que mon pouvoir, pour répéter l'expression d'Alice, s'est développé. Prenant ma tête entre mes mains, je tombais à genoux sur le sol couvert de branches de sapins, et de racines terreuses.
__– Bella ? Bella !
__Deux yeux noirs au reflet doré aussi légers que les miens se posèrent sur moi.


SWEET PEPPER ©

PS : pour ceux qui voudraient me joindre, commenter ma fic ou autre, pas de problémes, au contraire, j'adore els nouvelles rencontres ! Enregistrez-moi : Xx-Possession-Twilight@live.fr
# Posté le samedi 22 décembre 2007 14:23
Modifié le lundi 21 juillet 2008 05:49